A l’occasion de la sortie de leur second album " Birds in The Storm", Aaron a donné son premier concert parisien mercredi au Cabaret Sauvage.
Simon et Olivier accompagnés de trois musiciens nous ont fait découvrir un autre aspect de leur album car c’est en live que la musique prend tout son sens. Le groupe ouvre le set avec Rise puis entraîne le public qui se déchaîne sur Blow pour finir plus calmement sur Passengers… un véritable moment de bonheur sublimé par le cadre intimiste du cabaret sauvage. On soulignera également la qualité du jeu de lumière qui vient compléter le tableau d’un concert d’exception que la poignée d’invités a su apprécier.
Je ne compte plus les personnes qui m’ont dit "Pourquoi y aller, il ne viendra pas.." mais ce qu’ils ne réalisent pas c’est que Peter Doherty est unique, que c’est un poète et que le voir en concert ça se mérite! C’est vrai qu’en arrivant là-bas, la question était sur toutes les lèvres "il sera là tu penses?" "et si il ne venait pas?"… Angoisse palpable dans le public.
D’autant qu’il aime faire durer le suspense Peter. Après une première partie assurée par un sosie blond de Bob Dylan dont je n’ai pas retenu le nom, nous attendions son arrivée mais NON, ce n’était pas lui. Au lieu de ça, il nous a envoyé "Marie-Flore" pour une seconde première partie et l’angoisse est encore montée d’un cran dans la salle "Oh non il n’est pas là, il ne viendra pas et on ne nous le dira qu’après la première partie…". La pauvre Marie-Flore a vraiment fait les frais de cette attente insupportable, arrivant sur scène emplie de timidité, elle s’excusait presque d’être là et le public ne faisait vraiment pas d’efforts. Elle nous a quand même interprété quelques titres, nous contant des situations cocasses comme avec son titre "Street" qu’elle a introduit de sa voix fluette en nous expliquant qu’il parlait d’un homme qu’elle avait aimé et devant chez qui elle est passée pendant près de trois ans avant de s’apercevoir qu’il avait déménagé… depuis deux ans! Eclats de rire dans la salle.
Après deux premières parties, le moment crucial, était-il là? ou pas? Peter est finalement apparu sur scène pour le plus grand plaisir de tous. Hystérie totale dans la salle et grande vague de soulagement qui a d’ailleurs emportée avec elle quelques demoiselles qui sont tombées comme des mouches et m’ont laissé la meilleure place! Dans un état d’ébriété plus qu’avancé, il a débuté son show avant de s’arrêter brutalement pour s’adresser au public "I’m so stressed, I need a cigarette"… Sans faiblir pendant près d’un heure et demi, à grand renfort de verres de vin rouge et de bières, il nous a proposé un concert d’une qualité incontestable, même si oui il y avait quelques fausses notes, oui il y avait aussi quelques ratés mais peu importe, c’était parfait. C’est tel un funambule fragile et insaisissable qu’il a enchaîné des titres de son album solo Grace/Wasteland et ceux des Babyshambles et des Libertines.
Un mélange des styles pour une soirée unique que le public a su apprécier!
Yules… Un nom énigmatique qui se prononce "Youless", est-ce un groupe Sud-Americain? Pas du tout, il s’agit de petits français qui évoluent dans un univers anglo-saxon très 60′s-70′s qui n’est pas sans rappeler Simon & Garfunkel et Joni Mitchell.
Simon & Garfunkel étaient frères de coeur, Bertrand et Guillaume sont frères de sang ET frères de coeur. En effet, Yules c’est une véritable histoire de famille et le nom du groupe en est un reflet puisqu’il s’agit de l’adaptation du prénom du fils de Bertrand, "Jules", né en même temps que le groupe. Ces deux frères là sont bien loin des frères Gallagher et de leurs frasques, ils semblent être plutôt calmes, vrais, authentiques enfin si leur musique est bien le reflet de leur personnalité.
Dès la première écoute je suis tombée sous le charme de ce duo résolument Folk. Une pop/folk acoustique qui fait la part belle à des textes extraordinaires qui nous content les histoires de Sister Sue ou de Johnny Cash et June Carter… une merveille. En écoutant l’album vous ne pourrez vous empêcher de penser à Bob Dylan, à Joni Mitchell et parfois même aux Beatles.
Je vous invite à vous procurer leur album dès sa sortie le 25 octobre et à les découvrir vous même sur scène puisqu’ils seront en concert au Zèbre de Belleville le 19 octobre prochain.