Air Bag One à la recherche du son parfait

Sur un blog on parlait d’eux comme étant les nouveaux Phoenix. Alors oui, c’est vrai que je ne fais pas vraiment confiance aux comparaisons mais comme j’aime vraiment beaucoup Phoenix, j’ai voulu en savoir plus sur les petits gars d’Air Bag One.

Après quelques recherches sur eux, je découvre donc qu’ils sont trois et qu’ils sont pour le moins surprenant. Jips à la guitare, Cyp à la batterie et Loris avec sa voix de fou au chant, guitare, clavier et pas de bassiste… hum, surprenant, je décide de creuser encore un peu, direction Youtube et une bonne dizaine de vidéos plus tard je suis accro, je prends une place pour leur concert au nouveau Casino.

Premier concert, première surprise, ils ont l’air beaucoup plus jeune que dans leurs vidéos mais lorsque le concert débute, la mise en scène est juste parfaite, une vidéo, noir et blanc, en allemand…, c’est rétro, c’est complétement improbable mais parfaitement en accord avec ce qu’ils proposent. Les lumières du nouveau casino et l’ambiance qu’ils créent dès les premières minutes me font soudain réaliser que ces petits sont en fait de vrais grands, je suis conquise.

Air Bag One c’est le groupe qui vous donne la banane, le sourire jusqu’aux oreilles et j’ai bien regardé autour de moi, nous étions tous dans le même état de joie et bonheur dans les petits cœurs. Leurs morceaux s’enchainent mais ne se ressemblent pas, c’est ultra cohérent, magique, toujours surprenant et totalement euphorisant. Ils sont attachants, émouvants car dans la retenue, bref vous aurez envie de les connaitre, je vous invite à aller les voir et on s’en reparle bientôt.

EE

Israel Cannan, l’homme venu du bout du monde

Je voudrai vous parler d’Israel Cannan, un auteur-compositeur Australien au style unique. Après avoir parcouru l’Australie en long, en large et en travers, Israel débarque en Europe, plus particulièrement à Londres pour y déverser sa bonne humeur et ses récits de voyages. Bientôt ça sera au tour de la France puisqu’il sera de passage chez nous le samedi 17 septembre prochain à l’occasion du Groundswell festival , une bonne occasion de le découvrir en live. Mais avant cela, découvrez-le tout court au travers d’une interview qui vous donnera l’occasion d’apprécier ce personnage attachant.


Who are you Israel ? Tell us a little bit about you, like how long have you been playing folk music?

Hello, Who am I? That’s a good question, sometimes I’m not exactly sure! Well, I was born in Sydney Australia and moved to a little beachside town just north of Sydney soon after that. I grew up with music & creativity all around me, My mother is a guitar teacher, my sister’s are singer’s & dancer’s & it was very natural for me to pick up the guitar and start playing. I learned to play the drums when
I was about 10 years old and beat them as hard as I could for most of my teenage years before discovering that I could play an acoustic guitar and actually write my own songs… That’s what I have been doing ever since.

How would you describe your music? What are your influences?

I would say that my style is a type of Folk. Sometimes more mellow and other times with a bit more pop or rock influence, just depending on what song I’m playing.
I like so many different artists and band’s, As a kid I remember listening to stuff like The Police, Led Zeppelin, Bob Dylan, Pearl Jam, Cat Stevens & the list goes on.

Lyrics are very important to us, are you writing everything all by yourself? And how do you come up with those lyrics? What is the creation process regarding those?

I write all my own material… Occasionally I’ll do a co-write with a friend or something but for me I never really set my sights on being the worlds best musician, I care more about writing good songs with Lyrics that actually say something. For me I just try to be as honest as I can be when writing lyrics, there’s inspiration all around at all times it’s just a matter of trying to tap into it…

What was the most incredible thing that happened to you as a musician?

To be honest I don’t really have one STAND OUT moment so to speak… Not yet anyway ; )
I really enjoyed launching my first LP in my home town to about 500 Friends, Family & Fans. For me that was a great experience, especially when the crowd sings your own songs back to you! Maybe playing in France for Groundswell Festival can be a stand
out moment ; )

What band do like now and you think you will still listen to even when you will be 90 years old?

It sounds cliche but I think that Bob Dylan’s song’s are pretty profound, for that reason I will still be listening to his song’s when I grow old.

You will play at the Groudswell Festival soon, is it you first time playing in France?

Yes, It will be my very first performance in your lovely country & I can’t wait!!! I just wish I could speak better French!

And finally, what could we wish you?

You could wish me a long and prosperous life of writing songs that matter and hopefully making the world a little bit better along the way!

EE 

http://www.israelcannanmusic.com/

http://www.myspace.com/israelcannan%20

Smoke on the Waterllillies

Première expérience Waterllillies face à un groupe qui joue presque exclusivement les yeux fermés. Au début ça peut surprendre, on peut se demander si ils ont abusé de substances ou si ils sont bien réveillés mais non, l’explication est simple, ils évoluent dans un univers parallèle. Dès leur premier morceau, vous vous évadez dans un tourbillon unique, intense et lancinant, les Waterllillies vous transportent dans leur monde.

Elevés au son de Led Zeppelin dans le sud de la France, Loic (le guitariste) et Gael (le batteur) sont avant tout frères et c’est à l’adolescence qu’ils rencontrent Jack (le bassiste) et qu’ils décident de former un groupe de rock. Ce n’est que plus tard qu’ils rencontrent Baptiste (Chanteur/Guitariste) alors qu’il se produit en concert à Nîmes avec son groupe de l’époque "Mona Lisa". Tombé sous le "charme artistique" de Baptiste, Loic rejoint alors Mona Lisa pour une courte période mais l’envie de jouer avec Gael et Jack reprend le dessus et ils quittent finalement tous les deux le groupe pour former les Waterllillies tous les quatre. Théo (Chant/Clavier) quant à lui, rejoindra le groupe un peu plus tard, un peu par hasard, un peu à force de traîner dans les parages et pour le bien du groupe car désormais on imagine mal les Waterllillies sans sa présence.

Côté son, il y a du Anton Newcombe et évidemment aussi un peu des Dandy Warhols dans la musique des Waterllillies et on les aime surtout pour la qualité de leurs mélodies puisque chez eux, les textes passent au second plan. Entendons nous bien, les textes sont intéressants, ils évoquent des sujets de société, reflet d’une génération et évidemment le sexe et… la bière! Les Waterllillies sont moins songwriter que musiciens, ce qu’on aime c’est leur son d’une richesse déconcertante, la batterie percutante, les guitares qui s’entremêlent et les montées d’adrénaline. Comme pour tous les bons groupes de rock, c’est sur scène qu’ils brillent par leur qualité et côté ambiance vous serez servi, pour les avoir vu deux fois déjà, au Pop In en Janvier et plus récemment au Scopitone, leur set est toujours surprenant et le public apparaît comme envahi, possédé par leur musique et ne peut réprimer son envie de chanter et de se déchaîner en les écoutant.

Ils sortent leur 1er album "Smoke on the Waterllillies" le 25 février, je vous le conseille vivement et pour les voir en live, rendez-vous au Batofar le 10 mars pour leur Release Party mais avant ça, découvrez l’interview des Waterllillies !

EE – AM

Click here for English Version

http://www.myspace.com/thewaterllillies

Les Bloody Mary / Marshmallow, pas un simple groupe, tout un concept!

J’avoue ça a pris un peu de temps pour sortir ce post sur les Bloody Mary… mais le voila enfin! Ce n’était pas la première fois que je les voyais sur scène, j’avais assisté à leur concert à la Machine, c’était il y a quelques mois, du temps ou ils s’appelaient encore "Marshmallow" et je m’étais dit que ça serait pas mal de faire un post sur eux accompagné d’une petite vidéo.

Les Bloody Mary (ex Marshmallow) ont cette capacité plutôt rare qui est de me mettre instantanément de bonne humeur, je suis certaine que ça fait le même effet a pas mal de gens mais ceux qui me connaissent un peu savent que je suis quand même une râleuse de compétition même si je me soigne et qu’avec moi ce n’etait pas gagné d’avance! Bloody Mary c’est presque un concept, alors oui, évidemment il y a la musique a tendance pop/rock avec des textes en français plutôt intéressants et bien foutus, il y a aussi une certaine énergie qui se dégage d’eux mais ce qui fait qu’ils sont uniques ce sont les transitions du chanteur. Alors je sais, je suis très "bon public" puisqu’un rien me fait rire mais pour vous faire partager ça, nous avons décidé de faire un petit Best Of des transitions… je vous laisse seul juge, vous allez adorer!

EE

Peter Doherty ou comment une salle toute entière retient son souffle!

Je ne compte plus les personnes qui m’ont dit "Pourquoi y aller, il ne viendra pas.." mais ce qu’ils ne réalisent pas c’est que Peter Doherty est unique, que c’est un poète et que le voir en concert ça se mérite! C’est vrai qu’en arrivant là-bas, la question était sur toutes les lèvres "il sera là tu penses?" "et si il ne venait pas?"… Angoisse palpable dans le public.

D’autant qu’il aime faire durer le suspense Peter. Après une première partie assurée par un sosie blond de Bob Dylan dont je n’ai pas retenu le nom, nous attendions son arrivée mais NON, ce n’était pas lui. Au lieu de ça, il nous a envoyé "Marie-Flore" pour une seconde première partie et l’angoisse est encore montée d’un cran dans la salle "Oh non il n’est pas là, il ne viendra pas et on ne nous le dira qu’après la première partie…". La pauvre Marie-Flore a vraiment fait les frais de cette attente insupportable, arrivant sur scène emplie de timidité, elle s’excusait presque d’être là et le public ne faisait vraiment pas d’efforts. Elle nous a quand même interprété quelques titres, nous contant des situations cocasses comme avec son titre "Street" qu’elle a introduit de sa voix fluette en nous expliquant qu’il parlait d’un homme qu’elle avait aimé et devant chez qui elle est passée pendant près de trois ans avant de s’apercevoir qu’il avait déménagé… depuis deux ans! Eclats de rire dans la salle.

Après deux premières parties, le moment crucial, était-il là? ou pas? Peter est finalement apparu sur scène pour le plus grand plaisir de tous. Hystérie totale dans la salle et grande vague de soulagement qui a d’ailleurs emportée avec elle quelques demoiselles qui sont tombées comme des mouches et m’ont laissé la meilleure place! Dans un état d’ébriété plus qu’avancé, il a débuté son show avant de s’arrêter brutalement pour s’adresser au public "I’m so stressed, I need a cigarette"… Sans faiblir pendant près d’un heure et demi, à grand renfort de verres de vin rouge et de bières, il nous a proposé un concert d’une qualité incontestable, même si oui il y avait quelques fausses notes, oui il y avait aussi quelques ratés mais peu importe, c’était parfait. C’est tel un funambule fragile et insaisissable qu’il a enchaîné des titres de son album solo Grace/Wasteland et ceux des Babyshambles et des Libertines.

Un mélange des styles pour une soirée unique que le public a su apprécier!

EE


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