Smoke on the Waterllillies

Première expérience Waterllillies face à un groupe qui joue presque exclusivement les yeux fermés. Au début ça peut surprendre, on peut se demander si ils ont abusé de substances ou si ils sont bien réveillés mais non, l’explication est simple, ils évoluent dans un univers parallèle. Dès leur premier morceau, vous vous évadez dans un tourbillon unique, intense et lancinant, les Waterllillies vous transportent dans leur monde.

Elevés au son de Led Zeppelin dans le sud de la France, Loic (le guitariste) et Gael (le batteur) sont avant tout frères et c’est à l’adolescence qu’ils rencontrent Jack (le bassiste) et qu’ils décident de former un groupe de rock. Ce n’est que plus tard qu’ils rencontrent Baptiste (Chanteur/Guitariste) alors qu’il se produit en concert à Nîmes avec son groupe de l’époque "Mona Lisa". Tombé sous le "charme artistique" de Baptiste, Loic rejoint alors Mona Lisa pour une courte période mais l’envie de jouer avec Gael et Jack reprend le dessus et ils quittent finalement tous les deux le groupe pour former les Waterllillies tous les quatre. Théo (Chant/Clavier) quant à lui, rejoindra le groupe un peu plus tard, un peu par hasard, un peu à force de traîner dans les parages et pour le bien du groupe car désormais on imagine mal les Waterllillies sans sa présence.

Côté son, il y a du Anton Newcombe et évidemment aussi un peu des Dandy Warhols dans la musique des Waterllillies et on les aime surtout pour la qualité de leurs mélodies puisque chez eux, les textes passent au second plan. Entendons nous bien, les textes sont intéressants, ils évoquent des sujets de société, reflet d’une génération et évidemment le sexe et… la bière! Les Waterllillies sont moins songwriter que musiciens, ce qu’on aime c’est leur son d’une richesse déconcertante, la batterie percutante, les guitares qui s’entremêlent et les montées d’adrénaline. Comme pour tous les bons groupes de rock, c’est sur scène qu’ils brillent par leur qualité et côté ambiance vous serez servi, pour les avoir vu deux fois déjà, au Pop In en Janvier et plus récemment au Scopitone, leur set est toujours surprenant et le public apparaît comme envahi, possédé par leur musique et ne peut réprimer son envie de chanter et de se déchaîner en les écoutant.

Ils sortent leur 1er album "Smoke on the Waterllillies" le 25 février, je vous le conseille vivement et pour les voir en live, rendez-vous au Batofar le 10 mars pour leur Release Party mais avant ça, découvrez l’interview des Waterllillies !

EE – AM

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http://www.myspace.com/thewaterllillies

Strike a Balance

Yules… Un nom énigmatique qui se prononce "Youless", est-ce un groupe Sud-Americain? Pas du tout, il s’agit de petits français qui évoluent dans un univers anglo-saxon très 60′s-70′s qui n’est pas sans rappeler Simon & Garfunkel et Joni Mitchell.

Simon & Garfunkel étaient frères de coeur, Bertrand et Guillaume sont frères de sang ET frères de coeur. En effet, Yules c’est une véritable histoire de famille et le nom du groupe en est un reflet puisqu’il s’agit de l’adaptation du prénom du fils de Bertrand, "Jules", né en même temps que le groupe. Ces deux frères là sont bien loin des frères Gallagher et de leurs frasques, ils semblent être plutôt calmes, vrais, authentiques enfin si leur musique est bien le reflet de leur personnalité.

Dès la première écoute je suis tombée sous le charme de ce duo résolument Folk. Une pop/folk acoustique qui fait la part belle à des textes extraordinaires qui nous content les histoires de Sister Sue ou de Johnny Cash et June Carter… une merveille. En écoutant l’album vous ne pourrez vous empêcher de penser à Bob Dylan, à Joni Mitchell et parfois même aux Beatles.

Je vous invite à vous procurer leur album dès sa sortie le 25 octobre et à les découvrir vous même sur scène puisqu’ils seront en concert au Zèbre de Belleville le 19 octobre prochain.

EE

For What It’s Worth

Plus j’y pense et plus je me dis que je n’ai rien à faire dans les années 2000, j’aurai du vivre dans les années 70, c’est une évidence. La musique, la liberté, l’insouciante des années 70… contre la pesanteur des années 2000… y a pas photo!

Je dévore actuellement le livre de Christophe Delbrouck "Crosby, Stills, Nash & Young" qui revient sur l’histoire du groupe, de leur premier concert au festival de Woodstock devant un demi-million de personnes à l’arrivée de Neil Young en passant par leur séparation puis leur réformation. Si vous appréciez comme moi toute cette époque et le groupe ( je suis personnellement fan de Buffalo Springfield et donc par ricochet de CSNY) qui a sensiblement marqué, par sa musique mais aussi par ses nombreuses prises de position en matière de politique, toute une génération qui avait besoin de croire en un avenir meilleur, alors je vous conseille vivement ce livre.

Pour info, David Crosby (ex-Byrds), Stephen Stills (ex-Buffalo Springfield) et Graham Nash (ex-Hollies) seront à l’Olympia les 12 & 13 juillet prochain. Avis aux amateurs…

EE

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When You’re Strange

C’est officiel le film-documentaire de Tom Di Cillo sur les Doors sortira le 9 juin prochain. Après un premier film sur le groupe réalisé par Oliver Stone et qui s’apparentait plus à une caricature, ce documentaire nous permet de découvrir le groupe sous son vrai jour…

Acclamé par le public lors de sa présentation au festival de Sundance, le film raconte non seulement l’histoire du groupe mais aussi et surtout celle d’une époque unique et malheureusement révolue. De la rencontre de Manzarek et Morrison à UCLA jusqu’au succès et aux concerts à guichets fermés, le film semble être le reflet fidèle de la créativité qui régnait à l’époque et des relations entre les membres du groupe. Jim Morrisson est évidemment le personnage central du documentaire, talentueux songwriter, il porte le groupe avec ses textes inspirés et sa présence sur scène mais on se rend compte que celui qui a fait le groupe peut tout aussi facilement le défaire. A force d’excès en tout genres, la musique n’est visiblement plus sa priorité et le reste du groupe a finalement beaucoup de mal à le supporter.

C’est Johnny Depp qui est la voix off de ce documentaire composé uniquement d’images d’archives. Il en dit "I experienced it all through their eyes. As a rock n’ roll documentary, or any kind of documentary for that matter, it simply doesn’t get any better than this.  What an honor to have been involved.  I am as proud of this as anything I have ever done.”. Les connaisseurs apprécieront les images d’archives et la qualité du documentaire, les autres auront enfin une vision juste de ce qu’étaient les Doors et c’est déjà pas mal !

EE

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Sweet Darlin’

Jusqu’en 2006, elle était actrice, majoritairement dans des films indépendants mais si l’on regarde de plus près sa filmographie, elle était aussi la soeur du héros dans Almost Famous…

Ils se sont rencontrés à l’occasion de l’enregistrement en duo d’une reprise pour le film "The Go-Getter" dans lequel elle jouait. Eux, c’est She & Him, avec dans le rôle de "She", la charmante Zooey Deschanel, auteure de talent, elle écrit les textes et compose chez elle à LA avant d’envoyer tout ça à "Him" qui vit à Portland. Lui, c’est le talentueux Matt Ward, guitariste d’exception, auteur compositeur de génie et incollable sur l’histoire de la musique Nord-Américaine.

Après Volume One, petite merveille sortie en 2008, ils reviennent avec Volume Two, le nouveau né d’une collaboration unique et rafraîchissante sur fond de Folk des années 70. Avec ce deuxième album, ils affirment leur maturité, la petite fille de la pochette de Volume One a laissé place à une jeune fille sur celle de Volume Two. Que l’on se rassure, les ingrédients qui nous avaient séduits précédemment sont toujours là. Zooey nous enchante de sa voix acidulée si particulière, les textes sont de jolies petites histoires, elle nous transporte dans son univers et nous fait partager sa vision romantique mais jamais niaise de la vie et l’on oscille entre joie et mélancolie. L’écoute du disque est une expérience unique, si l’on est attentif, on y entend en filigrane Joni Mitchell et les Beach Boys et l’on se régale de pépites comme "In the Sun" et "I’m Gonna Make it Better". Le timide Matt Ward a l’habitude de s’effacer au profit de Zooey mais ne nous méprenons pas, il est pour beaucoup dans le succès de She & Him car c’est aussi lui qui est à l’origine de ce voyage musical aux sonorités parfaitement arrangées.

Ce duo venu d’un autre temps comble de joie les passionnés et les nostalgiques des 70′s, le génie de l’époque est dans l’air…

EE

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http://www.sheandhim.com

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